PRÉCIEUSES ABEILLES

POURQUOI LES ABEILLES SONT-ELLES PRÉCIEUSES?

Sur trois bouchées d’aliments que nous consommons, une d’entre elles est produite avec l’aide des pollinisateurs, comme les abeilles mellifères ou abeilles domestiques. En tant que producteurs de la majeure partie de nos aliments, les agriculteurs canadiens savent jusqu’à quel point nous comptons tous sur ces pollinisateurs. Les données de Statistique Canada montrent que le nombre d’apiculteurs et de ruches d’abeilles est en hausse dans notre pays, mais il y a tout de même un certain nombre de facteurs qui influent sur la santé des abeilles domestiques.

Précieuses abeilles est une initiative visant à reformuler l’engagement de l’agriculture envers les abeilles domestiques et à donner au public canadien le savoir qui lui permettra de s’impliquer et d’aider les abeilles à prospérer

CENTRE D’APPRENTISSAGE SUR LES ABEILLES

Un volet important du soutien aux abeilles domestiques consiste à savoir pourquoi nous sommes tellement redevables à ces puissants pollinisateurs. Pour en apprendre davantage sur les abeilles, visitez le Centre d’apprentissage ou passez directement à une section particulière ci-dessous :

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Sur le web

JARDINS BOURDONNANTS

Tout comme les agriculteurs, les abeilles domestiques doivent pouvoir nourrir leur communauté. Un de leurs plus grands défis, cependant, c’est d’avoir la capacité de trouver suffisamment de pollen pour pouvoir le faire. Afin de leur venir en aide, nous avons lancé le programme Jardins bourdonnants, destiné à apprendre aux Canadiennes et Canadiens comment créer leur propre jardin accueillant pour les pollinisateurs.


Les Jardins bourdonnants contribuent à améliorer le nombre et la qualité des sources d’aliments pour les abeilles, et les aident à nourrir leurs ruches.

À propos de ce programme

Les données de Statistique Canada montrent que le nombre de ruches d’abeilles domestiques au Canada est en hausse. Mais celles-ci doivent cependant faire face à un certain nombre de défis relatifs à leur santé, un des principaux étant la recherche et la collecte d’aliments. Un tiers de la vie des abeilles est consacré au butinage afin de trouver des fleurs avec du pollen et du nectar qu’elles peuvent rapporter à leur ruche. Chaque abeille contribue à la réussite de la colonie, et en pollinisant une gamme diverse de plantes, chacune contribue ainsi au succès de nos collectivités. Bien que nos cultures et nos jardins procurent des aliments aux abeilles, nous pouvons aussi aider à augmenter le nombre de sources d’aliments nutritifs à la maison!


Lisez-en davantage sur l’importance des abeilles mellifères pour notre pays en consultant notre Centre d'apprentissage.

Les bonnes semences pour des abeilles en bonne santé

Soutenir la santé des abeilles mellifères, cela veut dire s’assurer que toutes les ruches du Canada sont à distance de vol d’une vaste gamme de fleurs que les abeilles peuvent butiner, afin de leur donner les aliments dont elles ont besoin pour survivre à nos hivers froids et rigoureux. 

325 000

Nombre total de trousses de semences Jardins bourdonnants distribuées.

Voyez où elles sont toutes rendues

19 000

Nombre de trousses de semences dans nos trois principales villes participantes : Toronto, Montréal et Calgary

1/3

Proportion de la vie d’une abeille ouvrière passée à butiner des fleurs pour trouver du nectar et du pollen à rapporter à sa ruche

Coréopsis des teinturiers

(Coreopsis tinctoria)

 

Du même genre que le coréopsis lancéolé, le coréopsis des teinturiers possède une fleur unique qu’on ne peut méprendre pour une autre, aux pétales d’un riche rouge bordé de jaune vif, qui entourent un cœur moucheté. Le rouge foncé des pétales était autrefois utilisé comme teinture par les Amérindiens du sud-ouest du continent. Aussi appelée « calliopsis », cette plante prospère à la fois en plein soleil ou sous un ombrage partiel.

Hélénie d’automne

(Helenium autumnale)

 

Fleur vivace, l’hélénie d’automne a un nom anglais – sneezeweed – qui fait allusion à l’utilisation médicale qu’on faisait autrefois de ses fleurs séchées, qui ont la particularité de provoquer des éternuements lorsqu’on les inhale. Son genre, toutefois, est nommé d’après Hélène de Troie et évoque ses fleurs d’un jaune vif. L’hélénie d’automne est tolérante à la sècheresse et survit bien en plein soleil. Durant sa floraison, ses longues tiges portent de grosses fleurettes sphériques, adorées des papillons et des abeilles.

UNE SÉLECTION SPÉCIALE

Chaque trousse de semences Jardins bourdonnants contient des semences de cinq variétés de plantes à fleurs, toutes indigènes du Canada et recommandées par Pollinator Partnership Canada pour leur caractère non envahissant. 


Survolez les fleurs pour en apprendre davantage. 

Coréopsis lancéolé

(Coreopsis lanceolata)

 

Avec ses fleurs d’un jaune vif, le coréopsis lancéolé est une vivace à port rampant, qui foisonne par les temps chauds de la fin de l’été dans toute l’Amérique du Nord. Emblème floral de la Floride, le coréopsis lancéolé n’est pas simplement une plante attrayante pour les abeilles : elle est aussi une source alimentaire pour les chenilles. Tout comme l’aster de la Nouvelle-Angleterre, le coréopsis lancéolé fait partie de la famille des composées ou astéracées, nommées ainsi pour leurs fleurs en forme d’étoile.

Aster de la Nouvelle-Angleterre

(Symphyotrichum novae-angliae)

 

Espèce très variée, l’aster de la Nouvelle-Angleterre se présente sous plus de 50 cultivars différents, chacun possédant une couleur, une taille et une forme distinctes. Chaque fleur, cependant, possède de nombreux pétales longs et droits avec un centre jaune. Fleurissant en plein soleil, l’aster de la Nouvelle-Angleterre peut atteindre 4 pi (1,3 m) de haut et fournit une généreuse quantité de pollen aux abeilles.

Liatris à épis

(Liatris spicata)

 

Plante élancée et densément fleurie, le liatris à épis déploie de longues flèches de fleurs mauves en grappes. Le liatris à épis pousse à l’état sauvage dans l’est du Canada et se développe bien dans les jardins de tout le pays en tant que vivace ornementale qui revient année après année, même après un hiver rigoureux. Avec sa tige robuste et ses nombreuses fleurs, le liatris constitue une plante idéale pour attirer et nourrir les pollinisateurs.

Partenaires de Jardins bourdonnants 

DE L’ABEILLE MELLIFÈRE À LA TABLE

Au cours des dernières années, les agriculteurs et les scientifiques ont travaillé plus étroitement avec les apiculteurs afin de garder les ruches en bonne santé. Qu’il s’agisse d’avoir mis au point de nouveaux produits qui profitent aux abeilles mellifères ou d’avoir changé le mode d’emploi de certains produits courants afin de mieux protéger les abeilles, on a mis en œuvre des stratégies novatrices et concertées visant à atténuer le risque pour les pollinisateurs.


Mais les agriculteurs ne font pas que protéger les abeilles domestiques. Ils fournissent également nectar et pollen aux abeilles mellifères. Le canola, par exemple, est une des meilleures plantes à fleurs pour les abeilles, dotée d’un équilibre de protéines et d’acides aminés nécessaire pour garder une ruche en bonne santé. Dans bien des cas, les apiculteurs et les agriculteurs ont une relation qui leur profite mutuellement, relation au sein de laquelle les abeilles, comme le bétail, sont transportées à la ferme afin qu’elles butinent de plante en plante pour extraire le nectar et le pollen de la ferme.

HISTOIRE DE L'ABEILLE AU CANADA

Là où il y a des fleurs, il y a des abeilles mellifères. Nous tenons pour acquis que chaque printemps nous les trouverons dans nos jardins et nos parcs. Mais saviez-vous que l’abeille domestique n’est pas indigène au Canada? Les abeilles domestiques ont été apportées d’Angleterre sur notre continent, et bien que leurs populations et la production de miel soient à la hausse, elles n’ont pas toujours eu la vie facile pour s’adapter à leur nouvel habitat.

1600

Les abeilles mellifères sont importées d’Angleterre en Virginie pour la production de miel; elles se répandent rapidement au nord vers le Canada. Chez nous, à la fois des colonies sauvages et des ruches entretenues par des apiculteurs commencent à se disséminer et le feront tout au long des 200 années  qui suivront.